La véritable École du Commandement est donc la Culture Générale  
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Devoir de mémoire
insigne

L'insigne du lycée militaire

Le soleil, symbole du roi louis XIV, évoque l'établissement de la maison royale et communauté de saint Louis le 10 septembre 1686.

Les faisceaux rappellent la fondation du Prytanée français le 1er germinal de l'an VIII et son installation à Saint-Cyr le 17 septembre 1800.

L'aigle Napoléonienne consacre le souvenir de l'Empereur qui, le 1er juillet 1808 installe à Saint-Cyr l'école spéciale militaire. Quarante-neuf mille officiers y furent instruits ; dix milles offrirent leur vie au service de la patrie et dotèrent le nom de Saint-Cyr du prestige dont il reste entouré.

L'ensemble symbolise la vocation constante, à travers trois siècles de notre histoire nationale, des institutions qui se succédèrent à Saint-Cyr et qui toutes eurent pour ambition de dispenser aux jeunes qui leur furent confiés un enseignement et une éducation les préparant au service de l'état dans le respect de la discipline et du sens du devoir.


Mme de Maintenon :

C'est elle qui créa en 1686, quatre ans après l'installation de la cour à Versailles, cette école pour jeunes filles pauvres de la noblesse. Après une enfance cahotée de ville en ville, mariée très jeune au poète-écrivain Paul Scaron, elle devient à trente-sept ans la gouvernante des bâtards du roi Louis XIV, puis quinze ans plus tard, épouse du Roi soleil et cela pour trente longues années.
La création de la maison Royale de Saint- Louis a sans doute été l'oeuvre de sa vie. En contradiction avec les usages de son temps, elle voulut en faire une institution tenue par des laïques où seraient enseignés aux jeunes filles, l'économie, les lettres, l'Histoire et la géographie. Sous son haut patronage, deux cent cinquante jeunes filles étaient ainsi élevées et éduquées dans les bâtiments construits par Mansart en 1685.
A sa demande, Racine composa pour ces jeunes filles des pièces qu'elles jouèrent devant Louis XIV. Ce fut la création de deux chefs d'oeuvre << Esther >> (1689) et << Athalie >> (1691).
Après la mort du Roi, le premier septembre 1715, madame de Maintenon se retire à Saint- Cyr. C'est là, qu'elle expire au milieu de ses jeunes filles le 15 avril 1719.
Les restes de Mme de Maintenon reposent actuellement dans le choeur, au centre de la chapelle du Lycée Militaire.


L'Ecole Spéciale Militaire :

En 1808, Napoléon transfère à Saint-Cyr, l'Ecole Spéciale Militaire de Fontainebleau, instituée en 1802. Le Prytanée Militaire est transféré à La Flèche dans la Sarthe. De 1808 à 1940, l'Ecole Spéciale Militaire est le creuset où se forgent des générations d'officiers qui s'attachent à servir la France avec dévouement et compétence. Dès l'origine, l'Empereur Napoléon premier fit inscrire sur la soie du drapeau de l'Ecole, sa fière devise : << Ils s'instruisent pour vaincre >>. Sous l'Empire, les jeunes étaient particulièrement fiers de sortir de cet établissement qu'ils désignaient sous le nom fameux de << Premier Bataillon de France >>, titre que la IIIème République inscrit sur le drapeau en 1880. L'époque de la Monarchie de Juillet est celle où les usages de l'école se confirment, où apparaissent les cérémonies qui entrent dans la tradition de l'école comme le baptême ou le Triomphe. La seconde république passée, l'Ecole reçoit de Napoléon III le casoar, son célèbre plumet blanc et rouge.
Au soir du 31 juillet 1914, après le baptême des << hommes >> une trentaine de Saint-Cyriens des deux promotions, rassemblés autour d'Allard-Meus et de Fayolle font le serment de monter au premier assaut en casoar et gants blancs. Ce serment sera tenu. Au total, 4600 << Cyrards >> sont tombés durant la grande guerre. En 1939, la guerre éclate à nouveau. La dernière promotion << Amitié Franco-Britannique >> quitte les murs du << Vieux Bahut >> en 1940.


La destruction du Lycée :

Au soir du 25 juillet 1944, les bâtiments de l'Ecole Spéciale Militaire et une grande partie de la ville de Saint-Cyr sont la proie des flammes. Cinq jours durant, les pompiers luttent au milieu des décombres de ce gigantesque incendie, conséquence d'un bombardement aérien des alliés, dont l'ampleur et l'intensité contrastent avec celles des bombardements antérieurs dans d'autres villes de la région. L'attaque se produisit vers 19 h 00, menée à basse altitude par des avions arrivant par le Nord-Ouest. Le bombardement déclenché à partir d'une centaine d'appareils ne dura pas plus d'une minute et fut particulièrement destructeur (434 tonnes de bombes furent larguées sur l'objectif). L'examen du journal d'opérations de la base de Skellingthorne permet d'établir que le bombardement est le résultat d'une décision prise quelques heures auparavant visant à détruire trois objectifs dans Saint- Cyr : l'entrepôt de matériel et les ateliers de la base aérienne, la station de radioguidage établie dans les locaux de l'Institut Aérotechnique et enfin les bâtiments de l'Ecole Spéciale Militaire qui abritaient un important stock de matériel militaire. Ce bombardement des capacités allemandes semble opportun, au moment où les alliés lancent l'opération << Cobra >> destinée à rompre le front et reprendre la progression vers l'intérieur après avoir été longtemps contenus dans la zone du débarquement du 6 juin. Le bombardement de Saint-Cyr résulte donc d'une brutale accélération des évènements au lendemain du débarquement allié.



La reconstruction du Lycée :

De 1945 à 1959, se pose à maintes reprises la question du devenir des ruines abandonnées. En 1963, le Général de Gaulle, président de la République et ancien Saint- Cyrien ordonne << la reconstruction dans cet ensemble d'un carré de bâtiments destinés à perpétuer la tradition de Saint- Cyr >>. Les travaux sont dirigés par M. Louis Sainsaulieu, architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux qui reprend les plans établis par Mansart pour la Maison royale de Saint Louis. Le Collège Militaire ouvre ses portes pour la rentrée scolaire de 1966.

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